L’otospongiose, l’otite chronique et les surdités génétiques sont les causes les plus fréquentes chez l’adulte jeune.
La presbyacousie ou surdité liée à l’âge est un processus normal de vieillissement des structures neurosensorielles du système auditif. Elle affecte environ 65% des adultes à 65 ans. Cependant 1/3 des sujets en a conscience.
Une évaluation des fonctions auditives est intégrée au bilan de santé obligatoire dès 70 ans.
Quel que soit l'âge, réaliser les tests devant des :
Traumatisme sonore répété (milieu professionnel, écoute à haut niveau sonore,…).
Prise de médicaments ototoxiques.
Traumatisme du rocher.
Barotraumatisme.
Signes d'alerte :
Gêne à la compréhension de la parole, majorée dans un environnement bruyant. La personne fait répéter.
Acouphènes.
Son de la télévision augmenté.
Sons du quotidien non perçus (téléphone, sonnette, …).
Retrait social voire dépression. Évitement des situations de difficultés de communication.
Aggravation du déclin cognitif de la personne âgée.
Quels tests ?
Accessibles à tous et au moindre doute :
Application Höra (Cf. « Pour en savoir plus »).
Questionnaires auto-administrés (HHIE-S, SSQ, AVEC chez le sujet âgé …).
Autodépistage par téléphone ou sur internet.
Que faire en cas de test anormal ? ou en cas de doute chez un jeune adulte ? ou en cas de surdité unilatérale ?
Le patient est adressé à un ORL pour :
Audiométrie tonale et vocale dans le silence et, si possible, dans le bruit.
En cas de discordance entre l’audiométrie tonale et vocale, « j’entends mais je ne comprends pas », réaliser des Potentiels évoqués auditifs (PEA) et Oto-émissions acoustiques (OEA) pour le diagnostic d’une neuropathie auditive (représente 10% des surdités).
Dépistage de la surdité en milieu professionnel
Surveillance médicale et information des travailleurs : réglementées par le Code du travail.
Choix des mesures de protection, repérage des situations à risque, dépistage d’une surdité à l’embauche ou sur suspicion : conduits par le médecin du travail.
En cas de surdité détectée : orientation vers un ORL et démarche pour obtenir une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) par le médecin du travail.
Prévention des facteurs de risques cardiovasculaires.
Traumatismes sonores : la perte auditive induite par le bruit est irréversible. Le port d’une protection auditive est recommandée dans les activités de loisirs comme le bricolage et la chasse.
Pour une écoute sans risque
Recommandations de l’OMS :
Diminuer le volume sonore : ≤ 60 % du volume maximum (Smartphones, lecteurs MP3, concerts…).
Réduire les temps d’exposition aux bruits : moins de 8h à 85dB (circulation automobile) ; 28’ à 115 dB (concert).
« je protège mes oreilles du bruit », les recommandations OMS accessibles aux personnes avec déficience intellectuelle dans SantéBD.org : une boîte à outils pédagogiques pour mieux comprendre la prévention en santé
SOS Surdus – Plateforme d’écoute et soutien à distance pour le public sourd – malentendant – devenu sourd
Infosens : centre d’appui et d’expertise en surdité
Contributeurs
Cette fiche a été co-construite et validée par le groupe de travail HandiConnect.fr « Handicap auditif » dont les membres sont :
Christel Carillo (psychologue, AP-HP, Hôpital Pitié-Salpêtrière), Agathe Coustaux (Fondation Pour l’Audition), Dr Laetitia Esman (généraliste, Unité d’accueil et de soins de sourds, CHU Purpan, Toulouse), Françoise Galiffet (assistante sociale, Unité d’Informations et de Soins des Sourds-UNISSAP-HP, Hôpital Pitié-Salpêtrière), Dr Vincent Gautier (urgentiste, Société Française de Santé en Langue des Signes), Dr Bénédicte Gendrault (pédiatre), Dr Alexis Karacostas (psychiatre, Société Française de Santé en Langue des Signes), Dr Natalie Loundon (ORL pédiatrique, AP-HP, Hôpital Necker), Cédric Lorant (Unanimes – Union des Associations Nationales pour l’Inclusion des Malentendants et des Sourds), Dr Sandrine Marlin (génétique clinique, AP-HP, Hôpital Necker), Dr Isabelle Mosnier (ORL, AP-HP, Hôpital Pitié Salpêtrière), Arnaud Porte (Fondation Pour l’Audition), Caroline Rebichon (psychologue, AP-HP, Hôpital Necker), David Rousseff (Association François Giraud – AFG), Antoine Sterckeman (intermédiateur, AP-HP, Hôpital Pitié Salpêtrière)
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